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La Paroisse
Homélie du 15ème dimanche du temps ordinaire
Homélie du 15ème dimanche du temps ordinaire

| Jean-Marc Lavigne

Homélie du 15ème dimanche du temps ordinaire

"... Alors cette belle parabole du Christ vient aujourd’hui nous rappeler l’importance de la Parole de Dieu. ... "

 

15ème dimanche ordinaire A

 

          Il ne vous a pas échappé que toutes les lectures de ce dimanche fleuraient bon la nature et ses merveilles ; le beau mystère du grain semé ; l’espérance toujours nouvelle de la vie qui l’emporte sur la mort.

           A ces images agraires et rurales, il faut ajouter les images de nos cités urbanisées qui, elles aussi, aspirent de toute leur force à voir germer une vie de qualité pour les hommes et pour l’environnement.

          En plein déconfinement, nos lieux de vie, de travail, de loisirs, de vacances, de fêtes, de messes, doivent encore être habités par une grande prudence ; immanquablement, cela joue sur notre moral et même sur nos comportements qui peuvent être soit excessifs soit léthargiques.

          Mais le grain d’une vie nouvelle et rééquilibrée va germer, tôt ou tard.  

         Après ces deux points d’introduction ; approchons de plus près ces lectures ; ainsi serons-nous plus près du projet de Dieu pour notre humanité.

           Ce projet de Dieu ne cesse de se dévoiler, petit à petit, dans toutes les pages de la bible... et ce qui est central c’est la FORCE DE LA PAROLE DE DIEU. Cette Parole a d’abord été créatrice : Dieu dit et cela s’est fait. Cette Parole a été ensuite donnée aux hommes par les différents prophètes bibliques pour former le premier Peuple de Dieu ; et finalement, Jésus, le Christ, a été la PAROLE DE DIEU FAITE CHAIR pour tous les peuples.

           Alors cette belle parabole du Christ vient aujourd’hui nous rappeler l’importance de la Parole de Dieu. En effet le semeur dont il est question, c’est Dieu. Le grain semé c’est sa Parole. La terre qui reçoit la Parole ce sont nos vies.

           Soulignons d’abord que le SEMEUR, Dieu, sème à tout vent. Tout terrain, même pierreux ou envahi de ronces, peut recevoir la semence. Si elle ne germe pas, peu importe. Il y aura bien un autre bout de terrain qui sera, lui, bonne terre propice à une belle moisson. Jésus, le Christ, le Fils de Dieu, durant 3 ans de vie publique, n’a cessé de parcourir tous les terrains pour y semer le grain de la Bonne Nouvelle et de l’amour du Père pour tous.

           Oui, cette Parole semée, Parole vivante du Christ, vient ensemencer nos cœurs pour qu’ils battent selon le cœur de Dieu et s’orientent vers les cœurs de nos contemporains.

           Alors, vient cette deuxième idée, qui est tout un programme de vie : par nous, Dieu continue ses semailles. Par nous.

           Qu’est-ce que cela veut dire ?

           D’abord, la semence, l’évangile, doit constamment travailler notre terre, notre cœur, notre vie comme un questionnement sur ce que nous vivons. L’évangile n’est pas une pluie fine qui effleure nos vies comme une caresse ; mais une pluie abondante qui abreuve nos vies ; nous le chantions dans le psaume : tu visites la terre et tu l’abreuve, tu la combles de richesses... c’est-à-dire, ta parole nous pénètre, nous questionne et attend de nous une réponse concrète, un fruit de vie.

           Nous sommes une bonne terre quand nous osons proposer à d’autres la foi en Jésus-Christ, sans timidité, à tout vent, comme le mouvement large du semeur : cette proposition c’est d’abord l’exemple de notre vie et la cohérence entre ce que nous vivons ici à l’église et ce que nous produisons dehors dans la semaine.

Et puis il me semble que nous devons continuer à chercher nouvelle présence chrétienne dans notre grande paroisse en privilégiant des petites communautés au plus près des gens.

Plantons la graine d’une nouvelle évangélisation ; devenons disciples-missionnaires.

           Nous sommes une bonne terre quand nous arrivons à ne désespérer de personne : car tôt ou tard, ici ou ailleurs, ceux que nous pensons loin de l’Eglise peuvent découvrir combien Dieu les aime. Car il y a en tout être humain, ne serait-ce qu’un petit bout de terrain qui peut accueillir la Bonne Nouvelle de Dieu. Ne l’oublions jamais ; et sachons regarder toute personne avec ce regard positif.

Et plantons la graine de l’espérance, ne la piétinons pas.

           Nous sommes aussi une bonne terre quand nous prenons au sérieux l’équilibre de la planète, par notre manière plus responsable de consommer, de respecter tous les endroits où nous passons, quand nous évitons de polluer la terre ou la mer.

En ce début de vacances, il est bon de nous le rappeler dans cette ville d’Hendaye si agréable toute l’année et bien sûr durant l’été. La sauvegarde écologique de la planète est entre nos mains autant que dans celles des chefs d’Etat… le réchauffement climatique n’a pas terminé de faire des dégâts et des épidémies. Le pape François ne cesse d’appeler à une conversion des comportements, à une écologie intégrale.

Plantons la graine du réflexe écologique.

           Seigneur toi qui connais chacun de nous et tous nos groupes humains, fais pleuvoir sur nous ta semence d’amour ; alors nous deviendrons créateurs avec toi et messagers de ta joie… pour un monde plus beau et des vivants plus heureux.

 

                                                                     AMEN.

         

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