« St Joseph, gardien de la lumière ! »
Ce jeudi 19 mars, nous fêtons la saint Joseph.
Voici un extrait de la très belle lettre « Patris Corde - Avec un cœur de père » que le pape François avait publiée, ( le 8 déc.2020 ) au cours de la crise sanitaire, pour nous le donner en exemple :
« On ne naît pas père, on le devient. Et on ne le devient pas seulement parce qu’on met au monde un enfant, mais parce qu’on prend soin de lui de manière responsable. Toutes les fois que quelqu’un assume la responsabilité de la vie d’un autre, dans un certain sens, il exerce une paternité à son égard. […]
Etre père signifie introduire l’enfant à l’expérience de la vie, à la réalité. Ne pas le retenir, ne pas l’emprisonner, ne pas le posséder, mais le rendre capable de choix, de liberté, de départ. […]
La logique de l’amour est toujours une logique de liberté, et Joseph a su aimer de manière extraordinairement libre. Il ne s’est jamais mis au centre. Il a su se décentrer, mettre au centre de sa vie Marie et Jésus. […]
Le bonheur de Joseph n’est pas dans la logique du sacrifice de soi, mais du don de soi. »
Il y a 137 ans, l’Eglise a institué st Joseph, patron des pères de famille et des travailleurs, montrant ainsi le rôle de père qui ne s’oppose pas à la vocation de ses enfants mais qui, au contraire, participe, par l’éducation donnée, à un développement harmonieux de chaque enfant. Il est aussi un exemple pour tous ceux à qui le Seigneur confie une mission.
Par son effacement lorsque la sienne est effectuée, terminée, il accepte et sait qu’un autre continue l’œuvre qu’il a inaugurée.
Prière de Mgr Léon SOULIER.
« Joseph, on t’appelle le juste, le charpentier, le silencieux. Moi, je veux t’appeler mon ami.
Avec Jésus, ton Fils et mon sauveur, avec Marie, ton épouse et ma mère, tu as place dans mon cœur, tu as place dans ma vie.
Ta présence sur mon chemin est discrète comme ton silence, mais je te reconnais bien à ton regard attentif, à ton cœur disponible, à ta main secourable.
Et tu sais, j’ai besoin de toi, j’ai besoin que tu sois là, près de moi, au rendez-vous de mes amitiés.
Tes doutes et tes hésitations à suivre, Marie, dans sa mystérieuse aventure, me rapprochent de toi. Prends ma main et conduis-moi lorsque l’ombre et la nuit rendent mes pas incertains. »