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La Paroisse
Une Invitation de notre curé, l'abbé Jean-Marc Lavigne, en ce dimanche de la Divine Miséricorde
Une Invitation de notre curé, l'abbé Jean-Marc Lavigne, en ce dimanche de la Divine Miséricorde

| ND de la Bidassoa

Une Invitation de notre curé, l'abbé Jean-Marc Lavigne, en ce dimanche de la Divine Miséricorde

" ... mais aussi de trouver les moyens de nourrir notre foi personnellement, d'inventer des temps de prière, des liturgies familiales !... "

Bon dimanche à vous. 


Cette réalité de la miséricorde de Dieu, notre foi en la résurrection sont questionnées en ce temps de pandémie. Dieu serait-il absent, sa miséricorde aurait-elle disparu ? Nous avons envie de crier, comme Jésus sur la croix : "Père, pourquoi m'as-tu abandonné ?"

Dans « Gaspard entre terre et ciel », livre-témoignage de Marie-Axelle et Benoît CLERMONT sur la maladie de leur enfant, la maman a des mots très justes (p. 90-91) :

"La maladie de Gaspard fait partie de notre vie. Pourquoi moi ? Pourquoi cette épreuve ? Pourquoi la maladie survient-elle alors que nous étions si heureux ?

Des questions qui me rapprochent de la folie. Un matin, je décide de leur interdire l’accès à mon cerveau.
Comme la nature humaine est avide de questions, il me faut en trouver d’autres auxquelles je peux répondre. Un matin, le mot « pourquoi » qui me tourmente tant se transforme tout simplement en « comment ».

Comment aider Gaspard ? Comment le soulager ? Comment expliquer la maladie aux enfants ? Comment accompagner Gaspard ?

C’est ma solution. Le fameux « Carpe Diem » : cueillir et vivre pleinement le jour présent, sans penser au lendemain. Vivre, voilà ce qui me sauve. 

Ce « comment » intime à l’action. Il m’indique la marche à suivre. Il m’enlève un tourbillon d’incertitudes et me permet d’être incarnée, plantée dans le jour présent. Aujourd’hui, pas demain. Voilà une manière d’être dans la vie : on agit, on œuvre, on crée, on tombe, on se relève, on accepte. Je tiens enfin mon rôle sans artifice auprès de Gaspard. Comme un veilleur attend l’aurore, je veillerai Gaspard."
 

Après une Semaine Sainte très riche qui nous a fortement bousculés, nous avons vécu cette Octave Pascale comme un temps plus calme. Occasion de ne plus courir après des célébrations télévisées, mais aussi de trouver les moyens de nourrir notre foi personnellement, d'inventer des temps de prière, des liturgies familiales ! 

Voici quelques idées simples pour ce dimanche. Vous en aurez sûrement d'autres... :

Commencez votre temps de prière par un chant pascal, en ce dimanche de la Miséricorde. 

Ensuite, vous vous signez avec de l'eau même si elle n’est pas bénite mais en pensant que vous avez été baptisé dans la mort et la résurrection du Christ.

Lisez les lectures (ou suivre la messe du "Jour du Seigneur" ou KTO), faites un petit partage d'Evangile. 

Exprimez vos intentions de prière, dans une prière universelle (victimes du Covid, soignants, le peuple Arménien qui célèbre le 103ème anniversaire du Génocide, vos intentions particulières). 

Avant de dire le "Notre Père", pourquoi ne pas goûter la Miséricorde de Dieu : si tu es seul(e), laisse-toi regarder par Dieu, ressens cet amour de Jésus qui te dis : "Heureux ceux qui croient sans avoir vu.". 

Si vous êtes en famille, regardez chacun, en prenant le temps, d'un regard d'amour, regard qui envisage au lieu de dévisager : l'autre est l'image de Dieu, parfois figure blessée, l'icône de Dieu, parfois icône brisée ou abîmée. 

Dites ensuite la prière des Chrétiens que nous a enseignée le Christ, Notre Père, Gure Aita.

Prenez le temps de vivre une communion de désir avec la prière qui suit.

Terminez par un chant de Pâques ! 

Bien en union avec vous chaque jour par la pensée et la prière. 

Votre curé, Jean-Marc +

 

PRIÈRE DU PAPE FRANCOIS POUR UNE COMMUNION SPIRITUELLE

« A tes pieds, O mon Jésus, je me prosterne et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant et dans Ta sainte présence.

Je t’adore dans le Saint-Sacrement de ton amour, désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que t’offre mon cœur.

En attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit.

Viens à moi, O mon Jésus, pour que je vienne à Toi.

Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et pour la mort.

Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime.

Ainsi soit-il. »

 

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