« Ouvrir les tombeaux »
Avec Nicolas et Romain ( catéchumènes adultes ), notre marche se poursuit allègrement vers Pâques. En ce 5 ème dimanche de carême, l’évangile de la résurrection de Lazare, adapté aux scrutins que nous célébrons, nous fait réentendre la demande faite par Jésus à chacun d'entre nous :
« ouvrir les tombeaux ».
J'ouvre un tombeau si je lutte pour faire vivre et progresser, le développement, la justice, la vérité...
J'ouvre un tombeau si je choisis de partager mes ressources avec les opprimés du monde, qu'ils soient lointains ou proches.
Si je choisis de partager mes ressources : d'argent, de savoir, de culture, d'expérience, de foi, d’amitié, d’amour...
J'ouvre un tombeau si j'aide quelqu'un à sortir de sa déchéance ou de sa solitude, si je fais resurgir le goût de vivre à un désespéré...
J'ouvre un tombeau si je choisis d'entrer dans ce grand courant de solidarité internationale qui invite chaque peuple, chaque culture, à vivre sa propre identité unique, irremplaçable, et sa communion avec l'ensemble de l'humanité...
J'ouvre un tombeau si je réponds généreusement aux collectes organisées par des organismes de solidarité tels que le CCFD, ou le Secours Catholique...
J'ouvre un tombeau si je n'oublie pas mon proche voisin, celui de mon immeuble, de mon quartier, de mon lotissement… sans oublier les membres de ma famille : mon conjoint, mes enfants, mes parents...
De multiples gestes de solidarité se vivent déjà sur la paroisse et les communes auxquelles nous sommes attachées. Gestes de solidarité connus… Gestes de solidarité inconnus ! Peu importe, ils apportent toujours la même joie à celui qui donne et à celui qui reçoit. Et souvenons-nous de ce qu’affirmait le Pape François :
« Je préfère une Eglise accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Eglise malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités ».
Alors n’ayons pas peur, sortons pour ouvrir les tombeaux !
P. Rémi GALVAN