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La Paroisse
LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR
LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR

| Jean-Marc Lavigne

LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR

NAISSANCE RENAISSANCE

 

Noël, c’est d’abord la « naissance » (natalis en latin, « ce qui est relatif à la naissance »), et pas n’importe laquelle : pas celle du Père Noël, création commerciale du XXe siècle destinée à faire consommer et surconsommer, mais celle de Jésus Christ, le Sauveur du monde. 

Pour les catholiques, Noël est moins important que Pâques, c’est-à-dire la Résurrection du messie Fils de Dieu. Pourtant, on peine à imaginer l’universalité de la fête de Pâques, alors que Noël est célébré par tout le monde aux quatre coins globe (si tant est qu’un globe ait des angles). Peu à peu un glissement s’est opéré. Noël est devenue la fête de la famille et des enfants, tout un folklore sympathique et touchant s’est développé. Et il n’est pas exclu que, dans la mentalité générale, quelque chose du Christ se soit maintenu en fond de tableau. 

En d’autres termes, la fête de Noël est celle de la tendresse, des cadeaux, des enfants, de l’apaisement des passions. Et donc celle de la paix, comme une parenthèse enchantée que l’achat parfois déraisonnable de jouets dispendieux ne parvient pas à gâcher. 

La pandémie mondiale n’a pas réussi à casser ce bel élan. Au contraire, même s’il faut se faire violence pour éviter une trop grande prise de risques, notamment quand on atteint ou dépasse un certain âge, l’espérance de temps meilleurs s’impose en cette journée unique. 

Souhaiter à ceux qu’on aime ou avec qui on veut partager un peu de chaleur humaine « Joyeux Noël », c’est faire un pari sur l’avenir, appeler à la rescousse une espérance, croire que le bonheur est possible à partir de ce jour à nul autre pareil. Voilà pourquoi cette journée, quand elle est vécue dans la solitude et la misère, est la pire de l’année. Les chrétiens savent, eux, le prix de Noël. Ils savent ce à quoi Jésus les appelle, quelle exigence il réclame : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». 

Le 25 décembre, ce ne sont pas des mots en l’air. Le pape François le rappelle à temps et à contretemps : la fraternité humaine est une nécessité, « quoi qu’il en coûte ». Et s’il est un moment où chacun est appelé à se surpasser, c’est bien le jour anniversaire de la Naissance. 

Croyants et incroyants ont en commun de pouvoir vivre joyeusement cette journée avec la certitude qu’il y aura, réellement, une renaissance et des lendemains qui chanteront. Bon Noël à tous !

 

Bernard VALETES

Le Courrier Français

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NOEL ©
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