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La Paroisse
Homélie du 33ème dimanche du temps ordinaire par l'abbé Philippe BEITIA
Homélie du 33ème dimanche du temps ordinaire par l'abbé Philippe BEITIA

| Abbé Philippe BEITIA 881 mots

Homélie du 33ème dimanche du temps ordinaire par l'abbé Philippe BEITIA

Homélie du 33ème Dimanche du temps ordinaire B

 

          Frères et sœurs,

 

          Bien souvent la presse ou quelques revues spécialisées voire de vulgarisation évoquent le début du monde, le trou noir, le déferlement du big-bang. Des recherches ont été menées aussi sur l’évolution du cosmos et de l’homme. Les remarquables progrès de la culture, de l’industrie, de l’informatique, de la médecine – que sais-je ? – sont également mis en lumière et font notre émerveillement, procurent notre confort et suscitent, lorsqu’ils sont déviés ou dénaturés, notre préoccupation et notre indignation. L’actualité met d’ailleurs en exergue, ces derniers temps, le problème écologique et nous amène à réfléchir au monde que nous laisserons aux générations futures. Monde marqué par la corruption et le péché comme par l’amour, la justice et la sainteté.

 

          Mais ce monde, dans la forme que nous lui connaissons, disparaîtra. Mais ce ne sera pas une fin du monde au sens d’une destruction, d’un anéantissement total mais plutôt la fin d’un monde avec une heureuse transformation.

 

          Cette fin du monde, cette transformation, la Parole de Dieu nous en parle. Nous l’avons entendu dans l’évangile de ce jour. Ces récits du Nouveau Testament décrivent ce qui doit arriver à l’approche de la fin des temps jusqu’à l’inauguration du triomphe définitif du Christ. Ils annoncent d’une part des épreuves, des calamités, des persécutions, signes des violences des hommes et des contradictions des sociétés, signes également de l’opposition du monde pécheur à Dieu. C’est ainsi que Jésus, dans l’évangile de ce jour, appelle à la vigilance en annonçant les grandes tribulations qui précéderont l’avènement du Fils de l’homme, qui précéderont sa venue dans la gloire. Le livre de la l’Apocalypse de Jean décrit les épreuves de l’Eglise avant les Noces de l’Agneau.

 

          Car, à ces tribulations, succédera la manifestation glorieuse du Christ.

 

          Lorsque Jésus se manifestera dans sa gloire, ce sera pour juger le monde, pour porter un jugement sur ce qui a conduit le monde durant l’histoire, pour condamner ce qui, dans l’histoire des hommes a été corruption, injustice et oppression et pour mettre en lumière ce qui, souvent de manière cachée, a été amour, recherche de la justice, de la paix et de la sainteté.

 

          Lors de cette venue du Christ, les morts ressusciteront. Ce qui signifie qu’un corps spirituel, d’une perpétuelle jeunesse, qui ne sera plus soumis à la maladie et au vieillissement ni à la mort sera donné à chacun, dans la continuité avec celui que nous avons possédé sur cette terre. Pour ceux qui ont voulu vivre comme des fils et des amis de Dieu, ce corps sera animé par une âme, délivré du péché, emplie de Dieu, en plein accord, en pleine amitié, en pleine familiarité avec Dieu. En pleine amitié, en pleine fraternité, avec tous les autres hommes. Le cosmos entier brillera de la gloire du Christ.

 

          Cette victoire du Christ débouche sur une vision de bonheur. La vie du ciel est décrite par le livre de l’Apocalypse comme une glorieuse liturgie célébrée en présence de Dieu et du Christ, l’Agneau de Dieu. Comme un repas de fête analogue à nos repas de noces. On y trouve aussi les images du repos, qui s’oppose au caractère harassant du travail humain, de la fraîcheur, si bienfaisante dans les pays de grosse chaleur, de la lumière indispensable à nos yeux, et plus généralement à tout ce qui relève de la fête. Nous faisons l’expérience d’instants de bonheur ou d’amour humain particulièrement forts, instants que nous voudrions faire durer toujours. Ces images nous laissent entendre que la vie et le bonheur éternels dépasseront ces moments fugaces de bonheur et que cela durera toujours. Et, cela, la vie avec Dieu, dans l’au-delà nous le donnera.

 

          Si le ciel est communion des hommes avec Dieu, il est évidemment aussi communion des hommes entre eux. Désormais, tous les murs de haine sont abattus, l’humanité vit dans la réconciliation complète et dans la charité. Toutes les relations inaugurées sur la terre se retrouvent et s’épanouissent. Un nombre infini de relations nouvelles se noue. Cette communion vit dans l’amitié du Père et du Fils et du Saint-Esprit, à leur louange et à leur gloire.

 

          Tel est ce que signifie cette venue du Christ en gloire. A ce bonheur, nous sommes appelés. Un auteur oriental nous indique à quelle condition :

 

          « Ceux qui professent la foi droite en notre Seigneur Jésus-Christ et en témoignent dans leurs actions, ceux qui restent vigilants ou, s’ils ont péché, se purifient de leurs souillures par la confession et le repentir, ceux qui combattent les vices en exerçant les vertus de la tempérance, de chasteté, de charité, de miséricorde, de justice et de sincérité, tous ceux-là entendront à la résurrection le Roi des cieux en personne leur dire : ‘Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde’. Héritiers d’un Royaume céleste inébranlable, ils règneront ainsi avec le Christ. Ils vivront pour toujours dans la lumière ineffable et sans déclin qu’aucune nuit jamais n’interrompt. Ils demeureront avec les saints et des temps anciens dans des délices inexprimables, auprès d’Abraham là où il n’y a plus aucune douleur, aucune peine ni aucun gémissement. »                                                                                                 

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