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La Paroisse
Homélie du 2ème dimanche du temps ordinaire
Homélie du 2ème dimanche du temps ordinaire

| Jean-Marc Lavigne 778 mots

Homélie du 2ème dimanche du temps ordinaire

DEUXIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE   C

 

          Dimanche dernier, nous étions au milieu de la foule au bord du Jourdain contemplant Jésus en prière après son baptême. L’Esprit Saint était sur lui et la voix de son Père retentissait : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi je trouve ma joie. »

 

          Cette joie du Père devient une joie accessible à tous à Cana de Galilée.

 

          1= Tout d’abord, Jésus est invité avec les siens, dont sa mère, à partager la joie d’un couple qui se marie. Il est là à table avec les convives. On peut dire qu’il prend place à la table de l’humanité. Dieu parmi nous.

 

          Cette joie était menacée par un manque de vin…

L'Évangile nous montre alors le Seigneur présent et agissant dans la vie des hommes. Nous y découvrons à quel point il vient combler tous nos manques : « ils n'ont pas de vin ».

Ce vin c'est le symbole de la joie, de l'amour et de la fête.

Ce manque, nous le constatons chaque jour dans nos communautés chrétiennes et notre monde. Beaucoup y souffrent de la violence, de la haine, du terrorisme.

Nous pouvons penser à l’Ukraine qui connaît une grave impasse diplomatique entre Américains, russes et européens ; mais aussi au Mali en recherche d’équilibre nouveau ; et d’autres situations…

Marie voit tout cela : « ils n'ont pas de vin », ils n’ont pas de quoi manger, ils n'ont pas d’amour, ils n'ont pas d'espérance. Et comme à Cana, elle le dit à Jésus. Elle ne cesse de nous renvoyer à lui pour nous recommander de faire tout ce qu'il nous dira.

 

          Jésus, pour ainsi dire poussé par Marie, sa mère, posera son premier signe, son premier miracle : de l’eau sera changée en vin. Et la joie reprend de plus belle.

Oui, Jésus est venu dans notre monde pour nous donner la joie et même le bonheur ; il ne veut pas laisser l’homme dans la tristesse et la fadeur du quotidien.

 

          Il le fait avec la complicité et la discrétion des serveurs qui lui apportent 600 litres d’eau ; qui deviendront 600 litres de vin ; bien trop pour cette soirée de fête… de quoi saouler tout le village… C'est une manière de nous annoncer l'amour fou d'un Dieu qui se donne en surabondance.

 

          Chez nous et en nous, il fait aussi des miracles de joie et d’espérance si nous savons l’inviter à la table de nos vies et lui exprimer nos demandes et notre foi… soit directement soit en passant par Marie.

          Jésus accomplit ces miracles aussi avec nous, pas sans nous ; et il demande notre investissement, l’eau de nos cruches, la volonté de changer le monde avec lui… et cela passe par des choix personnels, collectifs et même politiques pour arrêter les tragédies et construire la paix.    

 

          2= Ensuite, et en conséquence, Jésus n’est pas seulement l’invité de la noce, ce jour-là à Cana, il est aussi l’époux. Celui qui était annoncé par le prophète Isaïe (première lecture) en ces termes : « Le Seigneur t’a préférée et cette terre deviendra « L’Epousée ». Ton « Bâtisseur » t’épousera. »

 

          Nous reconnaissons là le Seigneur Jésus : Le véritable époux c'est lui. La véritable épouse c'est son peuple, c'est Israël. Puis, ce sera l'Eglise, et finalement c’est chacun de nous en Eglise.

Dieu a épousé l'humanité et l’Eglise pour le meilleur et pour le pire. Quels que soient nos torts, il reste toujours fidèle à son alliance. C'est en lui que nous trouvons la joie, la paix et surtout l'amour. Il ne demande qu'à être toujours avec nous pour nous apprendre à progresser dans son amour.  

 

          3= Le vin des noces de Cana nous renvoie au sang du Christ versé sur le pressoir de la croix par amour et pour nous sauver. C’est le sang de l’alliance nouvelle dont a parlé Jésus la veille de sa mort, pendant le repas de la Cène, en donnant le vin à ses apôtres : « prenez et buvez, ceci est mon sang. »

 

          Le vin de Cana, issu du miracle, était bien supérieur aux autres vins du repas des noces... Car toujours le Seigneur Jésus donne le meilleur de lui-même : son amour, sa miséricorde, son corps et son sang, sa mort et sa vie.

 

          Mais n'oublions pas que Jésus, reçu en communion le dimanche, veut changer notre vie fade comme de l'eau en une vie bonne et savoureuse comme un grand cru.

 

          Puis, un jour ce seront, au ciel, les noces éternelles pour lesquelles Jésus aura gardé un vin encore meilleur et cela jusqu’aux siècles des siècles.

 

 Amen

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