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La Paroisse
Chers paroissiens...
Chers paroissiens...

| Jean-Marc Lavigne

Chers paroissiens...

Comme en famille…

 

          En famille, on ne se cache rien, du moins si elle est unie et dans des rapports de confiance. Notre paroisse est une famille, certes diversifiée, mais bien unie autour du Christ et porteuse du trésor de la foi et de sa lumière.

 

          Ces derniers jours, c’est moi-même qui ai testé positif à la COVID et qui ai dû me confiner durant une semaine sans croiser personne, au fond (ou du moins tout en haut) du presbytère. Comme ceux et celles, nombreux qui ont ainsi été touchés, j’ai dû supporter fièvre et fatigue mais aussi accepter de tendre la main pour le portage des repas, les courses etc…

 

          On est fragile quand on est malade. On se croit plus fort que les autres : pas du tout !

 

          Et pourtant nos corps continuent de porter le trésor qu’est le Seigneur, mais pas dans l’orgueil des vainqueurs et des forts à bras mais comme l’écrit si bien Saint Paul, Apôtre, dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, chapitre 4 :

 

          « Ce n’est pas nous-mêmes que nous mettons en avant dans notre prédication, c’est le Seigneur Jésus-Christ. Nous-mêmes, nous sommes vos serviteurs à cause de Jésus. En effet, le même Dieu qui, un jour, a dit : Que la lumière brille du sein des ténèbres[a], a lui-même brillé dans notre cœur pour y faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu qui rayonne du visage de Jésus-Christ.

Mais ce trésor, nous le portons dans des vases faits d’argile, pour que ce soit la puissance extraordinaire de Dieu qui se manifeste, et non notre propre capacité.

Ainsi, nous sommes accablés par toutes sortes de détresses et cependant jamais écrasés. Nous sommes désemparés, mais non désespérés, persécutés, mais non abandonnés, terrassés, mais non pas anéantis.

10 Oui, nous portons toujours et en tout lieu, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit, elle aussi, rendue manifeste par notre corps. 11 Car sans cesse, nous qui vivons, nous sommes exposés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi rendue manifeste dans notre corps mortel.

12 Ainsi, la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous. 13 Nous sommes animés de ce même esprit de foi dont il est question dans cette parole de l’Ecriture : J’ai cru, voilà pourquoi j’ai parlé[b]. Nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons. 14 Nous savons en effet que Dieu, qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître, avec vous, en sa présence.

15 Ainsi, tout ce que nous endurons, c’est à cause de vous, pour que la grâce abonde en atteignant des hommes toujours plus nombreux, et qu’ainsi augmente le nombre des prières de reconnaissance à la gloire de Dieu.

16 Voilà pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre être extérieur se détériore peu à peu, intérieurement, nous sommes renouvelés de jour en jour. »

 

          Mais, n’exagérons rien : je n’ai pas été très fortement touché par le virus ; les symptômes n’ont pas été des plus graves. J’en suis (quasiment) sorti débarrassé du pire, même si quelques fragilités demeurent, comme la signature de départ de Mme COVID que je n’ai nullement envie de retrouver chez moi.

 

          Je souhaite à toutes celles et à tous ceux qui sont ou seront ainsi atteints de garder courage, patience et confiance ; il semble qu’il n’y ait pas de cas extrêmement graves dans nos villes du Pays Basque. Pour preuve le groupe médical dont dépend mon médecin a accueilli un bon nombre de malades de la COVID mais aucun n’a été hospitalisé. Un confinement sérieux a suffi.

 

          Je tiens à remercier celles et ceux qui se sont manifestés à moi par des messages très sympathiques et fraternels et ceux qui ont assuré ma subsistance quotidienne dans une grande discrétion, confinement complet oblige.

 

          J’ai hâte retrouver vos visages et la douceur de ses belles journées d’automne d’abord dans la limite d’une heure et d’un kilomètre du presbytère pour une remise à niveau de mes facultés physiques… jusqu’à me rendre disponible à tous pour l’exercice du ministère de prêtre que le Seigneur et l’Eglise me font vivre avec vous et pour vous.

Mais vous me permettrez de le faire progressivement…

 

          Chère famille paroissiale, merci pour tout. Que le Seigneur vous bénisse et vous fasse aimer et offrir le trésor de son Amour.

 

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L'avant-veille du confinement ©
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