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Approfondir sa foi
Bon CARÊME à vous tous ! Sans tristesse ! Dans la joie de la MISÉRICORDE !
Bon CARÊME à vous tous ! Sans tristesse ! Dans la joie de la MISÉRICORDE !
© ND de la Bidassoa

| ND de la Bidassoa

Bon CARÊME à vous tous ! Sans tristesse ! Dans la joie de la MISÉRICORDE !

MERCREDI DES CENDRES – 2016

Cette journée des Cendres est notre entrée en Carême, on pourrait prendre l’image du « porche » qui nous permettra ensuite d’accéder à l’édifice qu’est ce nouveau temps liturgique avec ses symboles, ses signes, ses appels de dimanche en dimanche jusqu’à la célébration de la mort et de la résurrection du Christ, sommet de notre foi et de notre vie !

 

= Ce porche nous rassemble d’abord à la voix du prophète Joël, comme un cri du Seigneur qui nous supplie : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour. »

 

Un autre appel retentit en ce tout début de Carême celui de St Paul : « Au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu » par le Christ qui vous rend juste. Le voici maintenant le temps favorable, le voici maintenant le jour du salut.

 

Joël le prophète, comme Paul l’apôtre nous donnent la lumineuse toile de fond du Carême : c’est l’amour de Dieu, c’est sa miséricorde infinie.

Avant toute reconnaissance de notre péché, avant tout effort, avant toute conversion,

nous devons découvrir puis confesser l’amour du Seigneur notre Dieu révélé en Jésus le Sauveur !

 

= En conséquence de quoi, nous pouvons maintenant envisager des œuvres, des actions ; précisément celles contenues dans l’évangile de ce jour, porche du Carême.

 

Cet évangile détaille les "œuvres" traditionnelles du juif pieux. Jésus ne les remet pas en question. Ce qu'il dénonce, c'est la conduite de ceux qui cherchent à attirer le regard admiratif des autres. Faire Carême, c'est plaire à Dieu, à Dieu seul, sans « mesurer » le bien que l'on fait.

 

La prière, le jeûne et l’aumône sont donc les trois grandes actions du Carême. Jésus nous instruit à leur sujet, pour que nous n'en fassions pas des actes de bravoure et de compétition, mais d'attention à Dieu.

 

L’aumône, le jeûne et la prière représentent trois domaines du comportement humain :

 

Le mot aumône suggère nos relations sociales, tout ce qui peut aider le prochain et l’empêcher de se perdre. C’est donner de l’argent, du temps, de l’écoute, des conseils… pour que l’autre reste bien vivant.

 

Avec la prière, Jésus attire l’attention sur ce qui devrait nous tenir à cœur, dans notre rapport à Dieu, à savoir une relation personnelle et filiale. La prière quotidienne, prolongée, renouvelée doit prendre place dans nos journées même les plus encombrées.

 

Le jeûne, enfin, peut évoquer, pour chacun, le souci de sa propre personne, sa santé, ses dépendances ou addictions à traiter… ou encore l’image que nous voulons donner de nous-mêmes aux autres. Le jeûne permet aussi de nous priver pour partager et on retrouve là l’aumône. C’est donc apprendre la sobriété, si nécessaire à la sauvegarde et au partage des richesses naturelles, et si libératrice par la limite de nos besoins et par l’ouverture aux autres. Jeûner, c’est faire la part des choses entre le superflu et l’essentiel.

Dans ces trois domaines, Jésus invite à agir sous le regard du Père des cieux, discrètement, silencieusement, sincèrement… et à prendre des initiatives qui lui plaisent, celles qu’inspire l’Esprit et qui permettent au Christ d’accomplir son œuvre de salut par nos mains.

 

= Et puis nous porterons ce soir sur notre front de la cendre, de la poussière grise. C’est le rite spécifique au porche du Carême.

 

Vous pourrez regarder cette cendre sur le front de votre voisin ou l’imaginer sur vous pour réfléchir : cette cendre, poussière insaisissable que représente-elle ?

D’abord notre condition de simple humain, tirés de la poussière du sol et qui va y retourner.

Nous faisons partie de cet univers qui reste bien fragile, que l’on fragilise encore par manque de respect, provoquant un déséquilibre tel que l’avenir de toute la planète est en danger.

 

Cette cendre, est également signe de notre péché que j’appellerais l’extinction de la lumière de notre baptême. Que reste-t-il de notre générosité première et de nos engagements à la suite du Christ ?

Regardons encore attentivement : cette grisaille n'est-elle pas l'image de nos illusions perdues, de nos projets avortés, de nos enthousiasmes envolés ? C'est un petit désert que nous aurons sur le front, une poussière qui nous renvoie à nos stérilités, à nos existences parfois sans fleurs ni fruits.

 

Mais ces cendres, nous ne les accueillerons pas sur nous comme une condamnation, mais comme un appel à la vie.

Le Christ ressuscité qui a vaincu la mort, nous re-modèle en homme nouveau, nos cendres sont destinées à une transfiguration à sa suite.

Au souffle de son Esprit, le feu peut jaillir des braises cachées sous les cendres encore chaudes. Il suffirait de quelques brindilles de prière et de Parole de Dieu pour que s'élève à nouveau la flamme de la foi et du don de soi.

Les forêts brûlées repoussent toujours parce que la vie est la plus forte.

Le désert refleurit à la moindre pluie.

L'eau de notre baptême peut irriguer nos jachères craquelées et sur nos cendres s'épanouiront les fleurs de la joie et de la tendresse.

 

= Dès dimanche prochain, nous passerons du porche à l’intérieur du Carême et de sa signification engageante… pour une vie nouvelle… pas à pas… vers l’essentiel.

 

Bon Carême actif à vous tous ; sans tristesse ; dans la joie de la miséricorde !

 

                                                                                                            Amen.

"Convertis-toi et crois à l'évangile !"
"Convertis-toi et crois à l'évangile !" © ND de la Bidassoa
"Convertis-toi et crois à l'évangile !"
© ND de la Bidassoa
Les oeuvres du Carême : l'aumône, la prière et le jeûne.
Les oeuvres du Carême : l'aumône, la prière et le jeûne. © ND de la Bidassoa
Les oeuvres du Carême : l'aumône, la prière et le jeûne.
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